Chaque année, le SDES (Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique) publie sa comparaison des prix de l'énergie entre la France et le reste de l'Union européenne. Parue le 23 juillet 2026, l'édition 2025 décrit une histoire à deux vitesses : l'électricité se détend nettement, pour les ménages comme pour les entreprises, tandis que le gaz naturel poursuit sa hausse.
Voici ce qu'il faut retenir de ces chiffres, et ce qu'ils changent concrètement pour votre facture.
Électricité : une facture qui s’assouplit pour les ménages
En 2025, le prix moyen de l'électricité pour les ménages français s'établit à 254,6 €/MWh toutes taxes comprises, soit une baisse de 9 % sur un an. Cette diminution s'explique presque entièrement par le repli des prix de gros de l'énergie : la part hors taxes de la facture recule de 16,8 %, tandis que la fiscalité progresse de 16,5 % avec la fin progressive du bouclier tarifaire.
Résultat : les ménages français retrouvent une partie de leur avantage historique. Le prix de l'électricité en France se situe désormais 13 % sous la moyenne européenne. Cette position s'explique en grande partie par le parc de production nucléaire, qui limite l'exposition de la France aux marchés de gros volatils.
Électricité professionnelle : la compétitivité française est de retour
Le signal est encore plus net côté entreprises. Le prix hors TVA de l'électricité pour les professionnels s'élève à 148,8 €/MWh en 2025, en baisse de presque 10 % sur un an. Cette baisse est intégralement portée par le recul des coûts de fourniture, qui chutent de 20,5 %. Ce mouvement est logique et intervient à la suite du pic atteint lors de la crise énergétique de 2022-2023.
Cette détente replace la France parmi les pays les plus compétitifs de l'Union Européenne pour l'électricité professionnelle : le prix moyen français est désormais 16 % inférieur à la moyenne de l'UE27. Pour les entreprises industrielles, agroalimentaires ou hôtelières, notamment en Occitanie, c'est un vrai argument de compétitivité retrouvé après plusieurs années de tension sur les coûts énergétiques. Mint Énergie Pro accompagne les entreprises pour optimiser leurs coûts énergétiques.
Le gaz naturel raconte une tout autre histoire
Pour les particuliers, le prix moyen TTC s'établit à 141,4 €/MWh PCS en 2025, en hausse de 8,6 % sur un an. Une hausse sensible, et surtout 19 % au-dessus de la moyenne européenne. Cette évolution n'est pas liée au coût de la matière première : elle est portée par l'augmentation des tarifs d'acheminement, c'est-à-dire les coûts de transport et de distribution du gaz sur les réseaux.
Pour les entreprises, le prix hors TVA du gaz reste globalement stable, avec une hausse plus modérée de + 1,5 %, à 65,7 €/MWh PCS. Il se situe 8 % au-dessus de la moyenne européenne, plaçant la France parmi les pays les plus chers de l'UE sur ce segment. Là encore, la cause est structurelle : une hausse de 34 % des coûts d'utilisation des réseaux de transport et de distribution explique cette reprise, après plusieurs années de baisse.
Pourquoi cet écart entre l'électricité et le gaz ?
Ce contraste entre une électricité qui se détend et un gaz sous pression illustre le poids croissant des coûts de réseau dans la facture finale, indépendamment du prix de la matière première.
C'est exactement la même dynamique qui explique la hausse du TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité), le tarif d'acheminement de l'électricité, dont la 7ᵉ version a connu sa première révision tarifaire au 1ᵉʳ août 2026. Le TURPE évolue pour notamment répondre aux ambitions d’électrification de la France.
Fourniture et acheminement suivent désormais des logiques distinctes, et de plus en plus déconnectées : un point clé pour anticiper l'évolution de votre facture, qu'elle soit au tarif réglementé ou à prix fixe.
Ce que ces chiffres changent pour votre contrat
Concrètement, ces tendances nationales ne se traduisent pas automatiquement de la même façon sur chaque contrat : tout dépend de votre type d'offre (prix fixe, semi-fixe, indexé…) et de sa date de souscription.
Chez Mint Énergie, vous pouvez vérifier la nature de votre offre et de votre contrat directement dpeusi votre espace client.
Ce que vous devez retenir
- En 2025, l'électricité baisse en France : − 9,0 % pour les ménages (254,6 €/MWh TTC), − 9,6 % pour les entreprises (148,8 €/MWh HT).
- La France reste plus compétitive que la moyenne européenne pour l'électricité : − 13 % pour les ménages, − 16 % pour les entreprises.
- À l'inverse, le gaz naturel augmente : + 8,6 % pour les particuliers (141,4 €/MWh, + 19 % vs UE), + 1,5 % pour les entreprises (65,7 €/MWh, + 8 % vs UE).
- Dans les deux cas, ce sont les coûts de réseau — et non le prix de la matière première — qui pèsent le plus sur les évolutions récentes de la facture.
- Le type de contrat (prix fixe, indexé, tarif réglementé) détermine la façon dont ces tendances nationales se répercutent réellement sur votre propre facture.
Questions fréquentes
Le prix de l'électricité a-t-il baissé en France en 2025 ?
Oui. En 2025, le prix moyen de l'électricité pour les ménages français a baissé de 9 % sur un an, pour s'établir à 254,6 €/MWh TTC, grâce au recul des prix de gros de l'énergie.
Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il et pas celui de l’électricité ?
La hausse du prix du gaz pour les particuliers (+ 8,6 % en 2025) est liée à l'augmentation des tarifs d'acheminement (transport et distribution), et non au prix de la matière première, qui elle, reste globalement stable.
La France est-elle plus chère ou moins chère que la moyenne européenne ?
Pour l'électricité, la France est moins chère que la moyenne de l'UE : − 13 % pour les ménages et − 16 % pour les entreprises. Pour le gaz naturel, la France est en revanche plus chère que la moyenne européenne : + 19 % pour les particuliers et + 8 % pour les entreprises.
Qui publie les statistiques sur les prix de l'énergie ?
Le SDES (Service des données et études statistiques), qui dépend du ministère de la Transition écologique et fait partie du service statistique public coordonné par l'Insee.

